Préparation mentale ou psychologique ?

La distinction doit être faite, sous peine de faire des erreurs parfois dommageables. Pour cela, nous nous appuierons sur une partie de l’ouvrage de Sophie Huguet, Sport Psychologie et Performance, Éditions Amphora (2014) :

« D’un côté, la préparation mentale suppose l’acquisition ou le renforcement de qualités mentales et part du principe de comment les améliorer en proposant des solutions aux problèmes de performance. Il s’agit donc d’acquérir des stratégies pour faire face aux demandes de la compétition à l’aide de techniques diverses (…). Parmi les méthodes courantes, on retrouve la relaxation, les techniques de respiration, les techniques d’imagerie mentale, l’intégration de routines spécifiques, la PNL (…). La préparation mentale est donc liée à la compétition et à la performance et diffère par ses méthodes de la démarche psychologique (…). L’une est dirigée avant tout sur les performances, l’autre s’intéresse d’abord à la particularité de l’individu sportif et à ses blocages, et conçoit alors la performance comme venant en conséquence de l’évolution psychologique. »

Le travail de préparation mentale peut donc être limité et ne proposera pas toujours de solution satisfaisante dans certains cas. Si on prend l’exemple d’un sport extrême, on peut dire que ce qui relève de la préparation mentale, ce sont les qualités nécessaires pour repousser ses limites (sa capacité à être concentré notamment). Ce qui relève du psychologique sera plutôt la question du sens : pourquoi pratiquer une activité extrême ? Qu’est-ce qui peut expliquer qu’on puisse tester ses limites et de pousser encore plus loin les performances ? Quel est le rapport avec la mort ?